Publié par : designexchange | janvier 22, 2010

Témoignages des designers français

« Le résultat de ma collaboration avec Fiona Thompson est un travail sur les modes de communication . Nous sommes parties d’expressions propres à chaque pays et leur significations, qui ont bien souvent deux niveaux de lecture . L’imagination et la représentation prennent alors une place importante pour nourrir notre créativité.  Nous avons joué à la fois sur l’application sur dessins textiles et sur l’impression sur céramiques. »
Fabienne Chassin Une Affaire de Goût

« La rencontre avec Nick James s’est faite au beau milieu de la biennale Internationale Design de Saint-Étienne en Octobre 2008.
Immergés au sein de cette multitude d’objet hétéroclite, notre direction de travail à consister à élaborer une réflexion éthique : “Comment créer du lien entre les  gens”.
Et tout naturellement, nous nous sommes penchés sur cette dimension essentielle de la valeur patrimoniale des objets.
Quoi de plus naturel pour confirmer l’essence de ce projet entre deux designers européens que de rendre perceptible cette dimension véhiculée par les objets.
De cette attitude, notre design a consisté à dessiner des produits fonctionnels pérennes, qui vont se transmettre entre les acteurs du lien qui les a réunis.
Ce premier échange  a abouti à la fabrication de quatre produits, et a affirmé la volonté de ces deux designers de poursuivre leur collaboration. »
Florian Mery Studio Un Centième

« Suite à la visite de Fiona en France et notamment au musée d‘art et d’industrie, elle a été interpellée par les métiers à tisser, les tissus, les couleurs et l’activité qui règne autour du fil, car c’est aussi son quotidien.
Le ruban a été le fil conducteur de notre travail qui est le symbole de notre échange, le lien entre Fiona et moi, l’Angleterre et la France, elle fait dans sa
première œuvre un clin d’œil à mes outils dans l’atelier avec ses bandes de tissage elles aussi alignées.
Parallèlement et en concertation, ma réponse est l’expression d’un ruban en bois qui devient sculpture et occupe l’espace.
Elle poursuit ce ruban de bois avec un ruban de tissu qui se termine par terre en s’éfilochant… Le symbole devient plus fort, notre échange se renforce et le ruban devient un arbre (un chêne), avec ses racines puisant sa nourriture dans la terre et se terminant dans l’espace, voluptueux…
la dernière œuvre est une autre expression du ruban, aux antipodes de la première réponse avec un objet conçu virtuellement, fabriqué avec une technique nouvelle d’impression 3D, sans l’intervention manuelle.
Philippe Moine, PHIL MOINE DESIGN

“En discutant de notre travail avec Joanne Mitchell,  il semble que notre approche est formellement assez différente. Joanne travaille toujours le même matériau, le verre, et produit des pièces uniques qui sont autant des sculptures que des objets. De mon côté, je dessine plutôt des pièces destinées à être fabriquées industriellement, même s’il ne s’agit pas d’une production en série.
Pourtant, si on creuse au-delà de cette différence, nous nous retrouvons sur plusieurs points.
Dans la façon dont nous organisons notre travail, nous avons toute deux une “double activité”. D’un côté nous travaillons pour des demandes concrètes extérieures, des commandes, des projets d’aménagement…D’un autre côté, nous développons une recherche personnelle plus ou moins détachée de la notion d’utilité tournée vers le plaisir de l’expérimentation de la matière.
Nous nous retrouvons aussi dans nos sources et ce que nous mettons en œuvre visuellement. Nous faisons toutes deux appelle à un monde très onirique inspiré du végétal, de l’organique, de l’animal. Les notions de transparence/opacité, de peau, de texture et de reflet, d’intérieur/extérieur sous-entendent les créations nées de cet échange. »
Sandra Villet

Publié par : designexchange | janvier 2, 2010

Film link/lien pour télécharger le film 10º

http://renaison.univ-st-etienne.fr/get?k=2ddFNzRLDFE5eNdkxxA

Publié par : designexchange | décembre 10, 2009

What the curator said 8/12/09

Le but de l’échange de design 10°N//10 ºS était d’élargir les horizons de designers travaillant en région afin de leur donner l’occasion de travailler à l’international mais aussi de créer un partenariat anglo-français pérenne et dynamique, tant du point de vue professionnel que sur le plan personnel.  Cet échange a notamment permis de comprendre les ressemblances culturelles et les différences de pratiques entre nos deux pays en matière de design ; il a aussi donné à tous l’occasion de travailler directement avec des personnes étrangères, de réaliser de nouveaux produits et d’établir des contacts durables pour l’avenir.

Je pense que le travail interdisciplinaire et interculturel a pour principal avantage d’accélérer le processus d’apprentissage car il implique peu de chevauchements de compétences ou d’expériences redondantes. Un tel projet a néanmoins sa part de risques et représente pour ces designers un véritable défi. En effet,  ce type d’échange exige que l’on s’extraie de la routine et de ses habitudes de travail afin de collaborer avec ses partenaires de manière constructive et de réaliser quelque chose de concret soumis à l’appréciation d’un public .

Trop souvent, une fois que nous maîtrisons notre discipline et que nous avons adopté nos propres méthodes de travail, nous sommes bien moins réceptifs aux opinions des personnes qui travaillent dans des domaines extérieurs au nôtre. S’il est intéressant de parler à d’autres designers, de les écouter ou de lire des articles à leur sujet, ce type d’information n’est pas suffisant pour parvenir à nous faire changer véritablement. En revanche, quand nous sommes obligés de travailler concrètement avec « quelqu’un d’autre » à une tâche importante et, en particulier, et peut-être même seulement, quand la réputation de notre travail s’en trouve mise en danger, nous n’avons plus le choix. Nous sommes bien obligés de tenter de comprendre cette « altérité » et, malgré la « différence », d’établir un véritable lien avec ce collègue afin que la collaboration soit réussie ».

Le design industriel a une histoire plus ancienne en Grande-Bretagne qu’en France. En Grande-Bretagne les designers industriels se spécialisent très tôt dans leur formation dans le design produit et rejoignent ensuite le monde de l’entreprise où ils obtiennent des contrats longue durée. C’est moins le cas pour les designers français qui travaillent plus souvent en tant que designers indépendants, tels les designers français ayant participé à ce projet. Ils ont d’ailleurs en général reçu une formation artistique plus vaste et plus conceptuelle, dans les écoles des Beaux-Arts par exemple l’ESADSE. Une fois leur formation terminée, ces designers indépendants vendent leurs idées créatives directement à l’industrie. C’est d’ailleurs parce que l’interaction est souvent difficile entre ce type de création et un monde industriel qui n’est pas habitué au design qu’une structure comme le Collectif Designers+, présidée par une personne issue de l’industrie, est essentiel à ses membres ; ce collectif met en avant les atouts du design industriel et souligne la valeur ajoutée que l’approche créative et innovante des designers apporte aux entreprises régionales.

Par contraste, actuellement en Grande-Bretagne et dans le Nord de l’Europe, les mouvements anti-mondialisation poussent les étudiants en design à rejeter l’industrie et à privilégier le secteur de l’artisanat d’art. La Grande-Bretagne ayant récemment poussé à la création de petites entreprises, il a été relativement facile pour les jeunes designers de talent de s’établir à leur compte pour commercialiser des produits artisanaux de très grande qualité. Contrairement aux designers français, ces jeunes diplômés se sont spécialisés très tôt durant leur formation dans un domaine particulier dont ils ont approfondi la « pratique » par des stages, après leur formation, que ce soit dans le domaine du verre, du bois, de la céramique ou du textile.

Ces designers-fabricants, ou « designer-makers » selon la dénomination anglaise, ne sont ni attirés par le profit ni par le design de luxe réservé à une certaine élite. Ils sont plutôt le reflet d’un  mouvement politique contre la production de masse et ses produits bon marché souvent de mauvaise qualité. Leur souhait est de retrouver la « valeur réelle » de l’objet pour leurs clients en utilisant une main-d’œuvre et des matériaux locaux afin de produire des objets uniques et bien conçus, à un prix raisonnable et réalisés selon des principes éthiques. A la différence des produits de grande consommation, ces réalisations ne sont pas destinées à la décharge publique dans un proche avenir.

Les différences culturelles que je viens brièvement d’esquisser pour la France et la  Grande-Bretagne ont fourni à notre échange à la fois un défi et une source de dialogue entre l’ensemble de ces designers indépendants qui, nous le comprenons aujourd’hui, ont des aspirations différentes. Il a fallu une année entière de collaboration et de dialogues « intenses » entre les participants de 10º N/10º S pour que ces différences culturelles soient totalement acceptées et comprises. Maintenant qu’elles le sont, les liens entre ces designers se renforcent véritablement et commencent à montrer toute leur potentialité.

Il est vrai que malgré ces différences les designers indépendants en France et en Grande-Bretagne sont intrinsèquement semblables. Ce sont des « créateurs » dynamiques au regard particulièrement innovant qui ont la faculté d’améliorer les choses et, quand cela est nécessaire, de réaliser de nouveaux produits ou de nouveaux systèmes. Ce sont ainsi des personnes étonnantes qui méritent de participer à n’importe quel projet d’avenir.

Avant que vous n’alliez regarder de plus près l’exposition, je dois remercier sincèrement le Collectif Designers+, la Ville de Saint-Etienne et le Conseil général pour avoir soutenu la phase française de ce projet. Je dois aussi remercier la Cité du Design d’avoir accepté d’accueillir cette exposition et d’organiser ce vernissage.  Je remercie aussi le CIEREC et l’université de Saint-Etienne qui a soutenu Anne Béchard-Léauté dont le rôle a été crucial dans ce projet et pour la réalisation du documentaire.

Merci à tous, y compris bien sûr à tous les designers participants et aux partenaires bénévoles du projet pour leur soutien sans lequel ce projet n’aurait pas pu aboutir. J’ai aussi une pensée particulière pour les partenaires britanniques du projet qui n’ont pas pu venir aujourd’hui mais qui se sont pleinement investis dans ce projet dès sa phase initiale
CHARLIE ARNOLD 8/12/09

Publié par : designexchange | décembre 9, 2009

Vernissage Cité du Design 08/12/2009

 

Publié par : designexchange | novembre 30, 2009

Histoire du Projet

Histoire du Projet

Publié par : designexchange | novembre 30, 2009

Partenariats Collectif Designers +

Collectif Designers +

Publié par : designexchange | novembre 30, 2009

Universite Jean Monnet et CIEREC

Universite Jean Monnet et CIEREC

Publié par : designexchange | novembre 19, 2009

 Nous avons le plaisir de vous inviter au vernissage de l'exposition 10°N/10°S, le mardi 8 décembre à 11h30

Publié par : designexchange | novembre 5, 2009

Photos of 10ºN exhibition at Sage Gateshead

10ºN exhibition at the Sage Gateshead October 2009Fabienne Chassin and Fiona Thompson's Caseleft to right:  Villet & Mitchell,  James & Méry, Moine & RutherfordDetails of the film unit and Nick James and Florian Méry's case

Publié par : designexchange | octobre 23, 2009

Newcastle

Les photos du voyage à Newcastle sont sur la page Flickr du blog !

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